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Rencontres Start-up et Recherche

Cette soirée animée par Yves Gorin de Ponsay le 22 juin 2010 était particulièrement orientée vers les recherches et les développements artistiques et créatifs.

Comment programmer l’imprévisible ? par Pierre Berger/Les Algoristes

 

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Comment programmer l’imprévisible ? La création artistique doit, pour mériter ce nom, faire émerger de l’inédit, de l’original, donc de l’imprévu, mais aussi éveiller chez le spectateur une « résonance » : plaisir, émotion, sens. Tant l’inédit que la résonance, sauf aux plus bas niveaux, semblent radicalement impossibles à programmer. Nos expériences laissent entrevoir comment dépasser cette aporie : approfondir le concept « hasard » et le combiner avec des algorithmes d’évaluation, dont certains donnent des résultats intéressants malgré leur simplicité. Ces expériences ont été développées d’abord pour les images fixes et commencent à explorer la vidéo.


Pierre Berger est un artiste numérique indépendant, aux frontières de la création plastique (centrée sur l’image 2D), du développement informatique et de la philosophie. Après des études de théologie et de mathématiques, il a consacré l’essentiel de sa vie professionnelle au journalisme informatique (0.1. Informatique, Le Monde Informatique). Il a publié L’informatique libère l’humain (L’Harmattan, 1999), puis lancé le développement du logiciel Roxame.http://roxame.com/

Les Algoristes est une association qui reprend le terme « algorist » créé par Jean-Pierre Héberthttp://hebert.kitp.ucsb.edu/studio/algorists.html. L’association regroupe des artistes, développeurs et chercheurs cherchant à partager leurs expériences et à lancer des programmes coopératifs de création, par exemple Primeval, Alkwarel ou La Glu http://les-algoristes.org/.

 

Art et vie artificielle par Alain Lioret/Département ATI, Université Paris VIII

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Art et vie artificielle. Après des années d’une relative stagnation, les technologies de la vie artificielle progressent aujourd’hui sensiblement dans le domaine des jeux vidéo et du cinéma d’animation, notamment en 3D. Un jeu comme Spore a ouvert une voie sur laquelle se multiplient aujourd’hui des prototypes de nouveaux jeux, depuis le niveau moléculaire jusqu’à des univers entiers. Une des applications importante est la modélisation des foules, qu’il s’agisse des univers virtuels ou de l’étude des mouvements réels par exemple dans les parcs d’animation. La recherche française n’est pas absente de ce domaine, en particulier à Toulouse et à Rennes. La recherche française n’est pas absente de ce domaine, en particulier à ATI (Université Paris VIII), à l'Irisa (Rennes) et à l'Irit (Toulouse).


Alain Lioret est maître de conférences HDR dans le département Arts et Technologies de l'Image de l'Université Paris VIII. Il mène des travaux de recherche autour des acteurs virtuels et de la vie artificielle depuis plus de dix ans. Ancien Directeur de la Recherche et du développement chez Attitude Studio, il est actuellement expert scientifique pour le Ministère de la Recherche (ANR) et le Centre National de la Cinématographie (CNC). Ses articles ont été publiés notamment au Siggraph 2005 (Art Gallery Paper), à Generative Art 2004 et 2005 et sur Ylem Journal. Il a publié le livre Émergence de Nouvelles Esthétiques du Mouvement (L'Harmattan 2004).

ATI, Arts et technologies de l'image est une formation de l'Université de Paris VIII en arts numériques. Elle a été fondée en 1983 dans un esprit de modernité. Ses fondateurs ont été parmi les pionniers de l'art numérique en France. Le principe de la formation est de permettre à l'art de s'ouvrir aux nouvelles technologies, accordant autant d'importance à l'infographie 2D et 3D (animation, jeu vidéo...), qu'à des installations numériques capables de réagir à l'interaction du spectateur mais aussi parfois d'être autonome en utilisant la cybernétique (algorithmes génétiques, réseaux de neurones). La formation sera ouverte à toute forme de créations picturales pourvu qu'elle soit originale et sorte des conventions. Elle est l'unique formation universitaire française qui propose un enseignement de ce type, et est pour cela très demandée.

 

Corpus | Motion par Patrice Mugnier/Ensadlab

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Corpus|Motion est un dispositif scénographique permettant à deux performeurs de manipuler des images mobiles. Il tisse un lien entre spectacle vivant et performance vidéo en empruntant des formes d’écriture propres à chacun d’entre eux. Le projet repose sur le tournage préparatoire d’une performance réalisée par deux danseurs homme et femme. La performance met en avant les tensions issues d’un rapport masculin / féminin qui bascule d'un simple jeu sensuel à l’émergence d’une confrontation explicite. Corpus | motion propose une relecture à la fois spatiale et temporelle de cet instant brut. Sur scène les deux performeurs manipulent à l’aide de leurs mains ou d’accessoires les images du tournage qui apparaissent comme peintes directement dans l’espace de la scène. Un ensemble de développements techniques et numériques ont été élaborés pour permettre une écriture et une scénarisation temps réel de l’œuvre. Les performeurs, dotés d’accessoires détectés par le biais de la technologie infrarouge, interviennent directement sur la diffusion des media dans l’espace scénique. Chaque typologie d’accessoire induit une rhétorique gestuelle, qui définit une typologie possible d’écriture de la vidéo dans l’espace.

Patrice Mugnier est un artiste et réalisateur multimédia, enseignant, responsable du programme de recherche ITR (Image Temps Réel). Il développe parallèlement au sein du collectif Active Creative Design un programme de recherche au sein d'EnsadLab, le laboratoire de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Il est composé d'étudiants et d'enseignants chercheurs formant une équipe pluridisciplinaire: programmation artistique et interactive, design sonore, graphisme, scénographie. ITR s'intéresse particulièrement aux questions liées à l'écriture temps réel de l'œuvre vidéo-numérique, et notamment l'utilisation d'éléments interactifs dans le cadre d'une scénarisation évènementielle.http://itr.ensad.fr.

L’Ensad, (École nationale supérieure des Arts Décoratifs), créée en 1766, est un lieu de foisonnement intellectuel, créatif et artistique dont les maîtres-mots sont : pluridisciplinarité, partenariats, innovation.À l’instar des grandes écoles anglo-saxonnes, elle propose à ses élèves dix secteurs d’enseignement : architecture intérieure, art espace, cinéma d’animation, design graphique/multimédia, design objet, design textile, design vêtement, image imprimée, photo/vidéo, scénographie. Le cursus se déroule sur cinq années et débouche sur un diplôme de niveau master avec une spécialisation dans l’un de dix secteurs offerts. L’École offre également un cycle de recherche, création et innovation (EnsadLab)

 

Quand les émotions deviennent formes… en solde par Maurice Benayoun/artiste, co-fondateur et directeur artistique du CITU - Université Paris VIII

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La Mécanique des émotions est une série d’œuvres polymorphe qui comprennent installation, sculpture, performance musicale, distributeur automatique. Mettant en scène les émotions du monde, hypothétique source d’énergie (et de revenus) le projet explore de façon métaphorique les relations complexes qu’entretiennent, les réseau, les nouvelles formes dynamique de représentation, la réalité de l’nformation, la substitution des flux de matière par les flux de signes, le parallèle entre processus artistiques et processus commerciaux dans un simulacre d’économie qui propose des émotions à vendre, à l’instar du spectacle qui en a fait le moteur de son économie. Dans le travail de Maurice Benayoun ce ne sont plus les pixels qui s’animent à la surface de l’écran, mais les leds, les infrasons, les cocktails musicaux, les meubles de la vraie vie, doués de comportements et donc d’émotions en action.

Maurice Benayoun est un artiste plasticien Il réalise entre 1990 et 1993 la série Les Quarxs en collaboration avec François Schuiten, la première série en image de synthèse 3D haute définition, largement diffusée et récompensée sur le plan international. Il est en 1993 lauréat de la Villa Médicis hors les murs pour son projet AME. En 1998, il reçoit le Golden Nica de l'art interactif du festival Ars Electronica pour l'installation World Skin, un safari photo au pays de la guerre. Ces deux travaux ont été reçus par la critique comme des événements majeurs de l'art numérique.

Parallèlement à son activité artistique, il participe à la conception, la réalisation de la scénographie interactive de nombreuses expositions, événements et projets architecturaux. Nous noterons la Salle de Navigation (1997) de l'exposition Nouvelle image, nouveaux réseaux, et la Membrane (2001) de l'exposition l'Homme Transformé pour la Cité des Sciences de la Villette, les Tables Panoramiques de Planet of Visions, Exposition Universelle de Hanovre (EXPO2000), le Parcours multimédia de l'abbaye de Fontevraud, Cosmopolis, Overwriting the City sur la ville et le développement durable, et plus récemment l'exposition permanente de Arc de triomphe de l'Étoile à Paris.

Agrégé et docteur en Arts et sciences de l’Art, il enseigne de 1984 à 2002 la vidéo de création et les nouveaux médias à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. De 1996 à 1997, il est artiste invité à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Co-fondateur du CITU, Création Interactive Transdisciplinaire Universitaire il en est le directeur artistique. Il poursuit son activité de recherche, de création et de réflexion sur les médias émergents de la réalité augmentée au design comportemental, de la navigation urbaine aux réseaux de création P2P. www.benayoun.com

 

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